Histamine

L’histamine est une molécule naturelle qui régule les sécrétions gastriques, les neurotransmissions, la micro-circulation et la modulation des réactions inflammatoires et immunologiques.

Normalement, dans notre organisme l’histamine en trop est détruite par l’enzyme diaminoxydase. Mais pour les personnes dont cette gentille enzyme ne fait plus correctement son travail, cela amène une intolérance !

L’histamine est produite dans l’estomac, les poumons et le foie.

Sans rentrer dans toutes les explications scientifiques, lorsqu’une grande quantité d’histamine est libérée dans l’organisme, nous pouvons être sujets à des manifestations allergiques comme des intolérances alimentaires, des problèmes de peau, des œdèmes, le prurit (démangeaisons de la peau), de l’urticaire, asthme, l’anaphylaxie (forme la plus grave de l’allergie : gonflement d’une partie du corps, difficultés à respirer et avaler, nausées, pâleur, démangeaisons etc.).
– D’ailleurs, lorsque vous faites une allergie, le médecin vous prescrit un antihistaminique –

On trouve aussi de l’histamine dans le cerveau, qui est libérée par certains neurones au niveau de l’hypothalamus. Des scientifiques américains ont mis en évidence le rapport entre histamine et migraines. Mais toutes les migraines ne sont pas dues à une allergie à l’histamine !

Les personnes fragiles au niveau de l’intestin et ayant une RCH (rectocolite hémorragique) ou une maladie de Crohn  (maladie de Crohn, qu’est-ce que c’est ?) sont particulièrement touchées.

On trouve l’histamine dans plusieurs aliments :

Il faut savoir que plus un aliment vieillit, plus il contient de l’histamine. Cela vaut aussi pour les fruits et légumes : exemple, votre courgette fraîche du jour contiendra plus d’histamine dans 3 jours.

Plus un aliment est transformé, plus il est riche en histamine.

Mais alors, qu’est-ce qu’on peut manger ??!!!

allergie intolérance histamine gluten oeufs lait rizDéjà, il faut une phase de diminution de l’ingestion d’histamine pendant 4 à 6 semaines.
Ensuite, il faut réintégrer doucement certains aliments, afin de connaître la dose que vous ne devez pas dépasser.
Première semaine : ne mangez que 2 carrés de chocolat.
Ils sont bien passés ?
La semaine suivante, en plus de vos 2 carrés de chocolat, essayez un autre aliment qui vous manque, toujours à petite dose.
Votre niveau de tolérance ne sera pas forcément le même que votre voisin.

Oui, c’est un vrai casse-tête..
Déjà, il faut que dans votre tête cela soit bien clair, il faut privilégier les produits les plus frais et les transformer le moins possible.
– Plutôt que de faire un bœuf bourguignon, faites une tranche de faux-filet à la poêle.
– A la place d’un morceau de vieux Comté, mangez du fromage de brebis crémeux.

A ÉVITER :

Évitez les produits alimentaires vieux, ou fermentés : fromage, choucroute, l’alcool, aliment dont la DLUO (date limite d’utilisation optimale) est passée, les charcuteries, les conserves, le vinaigre (surtout le balsamique), les aliments contenant de la levure, le thon,

Les charcuteries, saucisses, saucissons, cervelas, knacks, salami, viande des Grisons, speck, jambon cru, toutes les charcuteries fumées etc.

Le thon, maquereau, sardines, anchois, hareng, saumon et truite. Les conserves, marinés, salés ou séchés. N’oubliez pas que les produits asiatiques contiennent du nuoc-mâm et de la sauce soja, tout deux très riche en histamine !
Privilégiez le cabillaud, le colin.

Le fromage en général.

La choucroute (elle est fermentée), épinards, tomates (y compris ketchup), avocats et aubergines.

Et malheureusement, le chocolat…